Seba, le blog de Teham Éditions

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lundi 10 octobre 2016

Celestin Lingo, La Paix, dis-moi ton nom

« J'écris, Je dis » est un cours d'écriture dont j'assure l'organisation pour la quatrième année consécutive. Cette année il a encore tenu ses promesses. Les participants venant de tous les horizons se sont rencontrés autour de la Paix pour la clôture. C'était hier, dimanche 9 octobre 2016.

Un texte sélectionné par le jury a particulièrement retenu mon attention. Celui d'une personne qui a expérimenté la Paix. Son état de santé ne lui a pas permis de se rendre à la rencontre de clôture et il m'a transmis ce message à partager : « Je voulais être présent à cette rencontre pour deux raisons ; 1)servir de passation de témoin, 2) féliciter Teham Editions pour cette formule nouvelle d'édition qui permet à plusieurs personnes d'exprimer leur opinion dans un même document durable. Voilà les véritables raisons de ma contribution à cette reflexion multipolaire. Celestin Lingo, Neuilly sur Marne (France), 9/10/2016 ».

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mardi 4 octobre 2016

EMMANUEL MATATEYOU, il nous donne du rêve

J'ai saisi l'occasion vendredi dernier, 30 septembre 2016, de la rencontre dédicace d’Emmanuel Matateyou autour de son roman « La mer des roseaux »  pour partager mon expérience avec l’auteur et le public. C’est un livre publié en 2014 par l’équipe éditoriale que j’anime.

Voici ce que j’ai dit :

« La mer des roseaux », c'est un livre, je l'ai lu comme un livre à plusieurs facettes. Au contraire de l'indication « roman » qui est écrite sur la couverture pour guider le lecteur, c'est un livre qui porte plusieurs genres littéraires : le conte, le genre moral, le fantastique... Ces genres s'appuient sur un prétexte. Le voyage de deux amis qui mène à la découverte des espaces de convivialité où « le dire et le délire se côtoient en harmonie »; des lieux géographiques, villes et places de villes.

L’histoire : Obama et Njoya sont deux amis qui reviennent de la célébration des funérailles du grand-père de l'épouse de Njoya. Au retour, il emprunte la Toyota Hiace de Hombre, qui fait pour ce jour, la route entre Foumban et Ongola. Le prétexte de ce voyage va nous plonger dans l'univers des transports en commun, il va aussi nous facilité l'accès au vécu de plusieurs peuples dans leurs interdépendances; de la région de l'ouest, du sud et du nord du Cameroun. Ce prétexte va nous offrir un regard sur le tribalisme, sur le la défense de la condition de la femme, les intrigues du jeu politique, les faits de société que nous vivons au quotidien sans pour autant prendre du recul, les saisir et les comprendre dans la continuité d'un processus culturel et historique. 

Dans ce livre, l'ancien et le nouveau se côtoient, les âges se côtoient, l'épopée de mvet d'Eyi Mon Ndon se frotte à l'actualité politique récente. Le mystère et la froide réalité des pandémies se cotoient aussi. La chronique animalière vient à travers un personnage emprunté à l'auteur Patrice Nganang, le chien Mboudjack qui parle. Ce dernier renforce la part de mystère qu'il y a dans l'oeuvre. 

Parce que l'auteur à la facilité de restituer ce qu'il observe, dont de faire parler ses personnages comme les gens parlent dans la vie de tous les jours, c'est un livre qui nous permet de fixer un certain nombre d'expressions du vocabulaire courant. Il a la capacité de mettre en image des mots que nous employons sans avoir les repères écrits pour les définir. 

A côté de ces possibilités de lectures, il y a des personnages qui nous sont familières; malam Titawah, le guérisseur capable de soigner la maladie des quatre lettres. La jeune normalienne, belle et intelligente qui va dévier de son parcours à cause des choses du corps. La vendeuse qui propose de quoi se rafraîchir aux passagers de Hombré pendant la pause. A tous ces personnages, le narrateur donne la parole et chacun partage son expérience de vie et nourrit ainsi la nôtre.

Et l'auteur de réagir : « C'est le rêve là... voilà ! Je vous invite à rêver. C'est le bonheur que je vous donne, de partager ces moments que vous n'avez plus, quand vous êtes dans une civilisation de béton, alors là vous pouvez au moins visiter Makénéné à travers mon oeuvre. Ça c'est le rêve, que je vous donne »

Teham Wakam

mardi 27 septembre 2016

UNE EXPÉRIENCE AU VILLAGE

Abbe Ngayihi  a dit : « Je ne suis pas un chanteur, c’est pour cette raison que j’aime bien accompagner mes albums de texte qui dit l’esprit de chaque titre »

À l’origine, il y a une idée qui se matérialise d’abord par le texte et ensuite la musique. C’est ainsi que j’ai reçu le nouvel album d’Abbe Ngayihi. Un condensé de culture Ekang qui emprunte les chemins des sens pour nourrir nos émotions et celui du cœur pour toucher les choses de l’esprit.

Abbe à bien fait et il est content. Moi aussi. Cela lui a pris du temps, un temps long et le résultat est là. Dix titres qu’on apprécie dans toutes les circonstances, du réveil à la fin de la journée : le son est bon.

Achetez l’album, lisez le livret, écoutez la musique et partagez votre expérience.

Voici la mienne :

La première fois que j’ai vu l’album, mon attention a tout de suite été retenue par les illustrations.  Des traits de crayons qui donnent les contours des musiciens qui y ont joué, et enjolivent la pochette, le CD et le livret qui vont ensemble. J’ai ensuite lu le contenu du livret et enfin je me suis mis à l’écoute.

Chaque titre de l’album à une saveur singulière, qui mis bout à bout, reconstruit un parcours et raconte une histoire, celui du retour au village, des retrouvailles avec ses racines : « Owé me mà yén atàn !! (Oui j’ai revu le village !!) / Retrouver ce chemin de terre / Respirer ces senteurs » Atàn [Titre 1 – 8mn19’’]

Un retour au village nous plonge dans l’enfance, car « Chacun de nous a gravé dans son cœur / Un souvenir, tout petit, hérité de son enfance / Un cadeau qui de temps en temps refait surface » Ikom a mbass [Titre 2 : 7mn00’’] 

Un retour au village qui remet dans notre mémoire ce que nous sommes ; « les Mvog namni, querelleurs, bagarreurs, impétueux, courageux, facétieux, tenaces, festoyeurs » Mvog Namni [Titre 3 – 5mn42’’]. Il nous rappelle également que nous sommes d’abord enfants d’Afrique, bantous, Béti, Eton, Ewondo et fiers de l’être : « Bî bongo Ewondo / Bî bongo Béti / Bî a djem Bikutsi » Bongo Ewondo [Titre 5 – 4mn40’’].

Abbé interroge ce peuple qui est le sien et également le nôtre : sur le mensonge, « Alors cesse tes mensonges, mon amour / Je t’aime et c’est pour la vie, mon amour » Minal mi [Titre 4 – 5mn09] ; sur la paix, par « La voix de la princesse Amand’la / La voix d’une princesse éprise de paix / La voix d’une fée bénissant sa terre : L’Afrique » Amand’la [Titre 6 – 5mn34’’ ] ; sur la vengeance, « Tu es entrée dans ma vie ma chérie / Et tes amants aussi t’ont suivi ma chérie / Encore ce coup de bambou /… / Je t’ai accueilli comme je te banni aujourd’hui / Et il est pour toi cette fois, le coup de bambou » Bambou [Titre 7 – 4mn20’’] ; sur l’alcoolisme avec le personnage de Ndjana qui aime vraiment l’odontol mais n’est pas soûlard, « Surtout celui du matin qui te réchauffe bien / Et puis celui de sept heures trente, il est bon celui-là ! / Et celui de huit heures aussi… / Même celui d’après… / Et puis celui d’après encore…  » Ndjana [Titre 8 – 5mn02’’] ; sur la condition de l’homme, un homme qui disparaît et laisse place à un corps sans âme, des numéros, « Pitié ! Pitié ! J’ai une âme / Je suis vivant ! Je suis humain ! / Plutôt qu’un chiffre / Ou un nombre / Mettez un visage… / Juste un visage… Pour plus d’humanité. » Ledger [Titre 9 – 8mn17’’].

Abbe nous oblige avec cet album rythmé et harmonieux, à reconsidérer nos parcours et à envisager de nouvelles expériences. Surtout, il ne manque pas de le dire en mot et en musique : « Au commencement une idée, comme un souffle / Puis ce souffle grandi comme une nécessité, une urgence / Et l’idée s’échappe, de cette âme vers l’âme voisine / Un unisson envers et contre tous / Il faut transmettre l’idée, convaincre, une nécessite disais-je / La voilà qui prend vie s’envole, comme une épidémie » Pompol [Titre 10 – 4mn53’’]

Lisez et écoutez le message du village, Atàn

Atàn, Abbe Ngayihi, Jazz Ants 2015

Avec :

Abbe Ngayihi (Piano, Composition, Arrangements), Terrence Ngassa (Trompette), Jean-Baptiste Tarot (Saxophone Alto), Jean-Jacques Elangue (Saxophone Tenor), Pierrick Biffot (Basse Electrique), Jean-Baptiste André (Contrebasse), Guy Nwogang (Batterie), Ronan Despres (Batterie), Mickaël Jamier (Batterie)

Contact booking : +33 (0)6 67 70 05 65 / Email : booking@jazzants.com

samedi 16 juillet 2016

Amo, l'Africain de Guinée


En mars 1724, la loi touchant l'État et la Discipline des esclaves nègres de la Louisiane est édité par LOUIS, Roi de France et de Navarre. En novembre 1729, AMO, l'Africain de Guinée défend à l'Université de Halle (Allemagne), sa première thèse intitulée « Sur le droit des Noirs en Europe ». L'oeuvre d'Amo sera disponible à partir du 27 juillet 2016.http://www.tehameditions.com/9791090147201

jeudi 2 juin 2016

ZE BELINGA PRESCRIT L'UBUNTU

Notre situation d'entremetteur entre le livre et le lecteur, nous offre au fil des rencontres de multiples occasions d'apprendre des autres et d'être éclairé sur ce que nous pouvons mettre dans le pot commun. Certaines idées, certaines informations qui nous paraissent parfois évidentes, semblent d'une relative évidence pour les uns ou même une trouvaille pour d'autres.

L'objet de la discussion aujourd'hui c'est la nécessité de parler de la colonisation et de ses avatars, à une époque où les nouvelles se donnent à la vitesse de la lumière. Quelle distanciation peut-on avoir sur cette parenthèse historique ? Est-ce que ce passé qui forge notre présent mérite qu'on s'y attarde ? Ou encore, la question a-t-elle été suffisamment étudiée pour qu'on passe à autre chose ?

Pour enrichir la discussion, je fais appel au sociologue et économiste Ze Belinga avec son « Discours sur le colonialisme après la colonie » (Teham Éditions 2012).

Au commencement de ce livre, il rend un réel hommage à Ruben Um Nyobè; un homme vertueux et studieux, un « combattant armé de droit, d'éducation, de conviction ». Ensuite, il démarre sa réflexion en disant ceci : « Y aurait-il un bon moment pour prendre la parole au sujet vaste, sinon inépuisable, de la conjoncture politique africaine vue sous le prisme privilégié de la souveraineté des peuples ? On pourrait objecter qu'une opportunité n'en vaut pas plus qu'une autre, l'urgence frappant à toutes les portes, à tous les carreaux, au creux de tant de mains mutilées. Alors pourquoi se presserait-on de discourir sur le colonial après la colonie ? » (p.15) Et, c'est « porté sur l'arche césairien » qu'il explore « le colonial après la colonie » : l'accusation, la réfutation, les responsabilités, la facture, le mode opératoire, etc. En effet, pour Ze « Discourir sur le colonial, c'est nécessairement, porté sur l'arche césairien, ne pas céder à la couardise, aux flagorneries qui caressent l'orgueil à fleur de peau des possédants, aux bruyantes platitudes qui tissent le sens commun, les convenances élitaires » (p.131).

Il termine sa prise de parole par « l'éthique ubuntu l'antinutriment du colonial » : Nous sommes ce que nous sommes car ils sont ce qu'ils sont.

Lire Ze Belinga, « In-dépendances », Discours sur le colonialisme après la colonie, Teham Editions 2012, 144 pages.

mercredi 18 mai 2016

SAMB ET SON NOUVEAU VISAGE

Je connaissais l'écrivain sénégalais Mamadou Samb en tant que romancier, pour ses romans « L'écharpe des jumelles » (2013) et « Les larmes de la reine » (2015). Cette année je le découvre en tant que dramaturge et comédien. En effet, Papa Mbar Faye nous apprend dans la préface du nouveau livre de Samb ceci : « L'auteur n'est pas en terrain inconnu du fait qu'il est un ancien étudiant de l'École normale William Ponty. Dans ce creuset intellectuel et artistique, Mamadou Samb participait à la vie active non seulement en montant des pièces de théâtre dans le cadre du club culturel de l'établissement, mais il figurait aussi parmi les acteurs principaux qui jouaient les pièces de théâtre lors des fêtes de fin d'année ». D'ailleurs, Mamadou Samb commence « Le sang de Fanta » par un hommage à Thierno Bâ dont il fait « partie de ses anciens élèves à qui il a donné le goût du théâtre et de la littérature ».

« Le sang de Fanta » est la première pièce de théâtre que Mamadou Samb publie. C'est une adaptation de son roman « Le regard de l'aveugle » (2008), Grand Prix des lycéens du Sénégal 2011.


Lire Mamadou Samb, « Le sang de Fanta », Teham Editions, Plessis Trévise 2016

Par Teham Wakam 

vendredi 13 mai 2016

LE RECIT D’UNE VIE SOMBRE

Joseph Diouf tue le responsable de la mort de son frère et est incarcéré pendant 25 ans. Pendant son séjour, il fait la connaissance de Mamadou Sarre avec qui il partage une partie de sa vie. En 2042, à sa sortie de prison, il part en France pour soigner une prostate qui l’affaibli depuis plusieurs année. C’est seul, installé dans un parc de la capitale française que « Jo » comme le nomme son amant Mamadou surnommé « Ching » qu’il refait le film de sa vie.

Khadi Hane par la voix de « Jo » le narrateur nous fait découvrir quelques perles : Joseph Diouf miné par ses pensées morbides et sa relation sécrète avec Ching. Patrick Diouf, le syndicalisme qui dénonce tout ; le chinois envahisseur, l’inertie des responsables politiques dakarois… Catherine Diouf, la mère célibataire enfermée dans son silence depuis le départ de son mari. Wong le chinois présumé assassin et responsable de tous les maux. 
L’auteur fait également une anticipation sur l’avenir et nous fait découvrir un Dakar des années 2040 où la présence du Chinois et la pauvreté poussent de plus en plus les autochtones à s’exiler dans les campagnes pour espérer une vie meilleure.

Lire le roman « Demain, si Dieu le veut » de Khadi Hane, Éditions Joelle Losfeld, Paris 2015

mercredi 20 avril 2016

Thriller judiciaire au village par Monica Nkodo

Dans sa pièce « Le revers de la haine », Wakeu Fogaing s’immisce dans les coulisses d’un procès au sein de la société traditionnelle de l’Ouest.

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jeudi 24 mars 2016

AFROTOPIA, un livre qui aiguise la curiosité

book haul #Afrotopia

Lire Felwine Sarr, Afrotopia (Philippe Rey, 10 mars 2016) surprend par la manière inattendue avec laquelle l'auteur partage ses idées sur les thématiques traitées. Au fil des pages le doute s'installe chez le lecteur. Et, à l'issue des 155 pages, on est suffisament perplexe pour être obligé de consulter quelques anciennes lectures afin de lever toute ambiguité.

lundi 14 mars 2016

À CLICHY, une initiative superbe

Convivial, joyeux et enrichissant, voilà quelques mots pour qualifier le Salon du livre Jeunesse Afro-Caribéen qui a eu lieu du 11 au 13 mars 2016 à Clichy (92 - France). Pour cette 5e édition, L’Association d’Un Livre à L’Autre portée par Fatou Nianghané, nous a offert l’occasion de se rapprocher un peu plus.

Des histoires qui nous parlent, des personnages auxquels on s’identifie naturellement dans des livres agréables à lire pour les jeunes et les moins jeunes.

Des ingrédients classiques, garde–fou pour toute désorientation ; contes d’Afrique noire, contes Créole, contes Arabe…

Des activités variées pour s’ouvrir à d’autres horizons : ateliers d’illustrations, découverte des hiéroglyphes…

Et bien sûr, en marge des bonnes choses pour le bien de l’esprit, celles qui nourrissent le corps. Les standards ; Yassa, Thieb, Maffé, Bissap, Gingimbre…

C’est ce que nous avons vu, parcouru et dégusté chez les différents exposants. Tout ça orchestré par des bénévoles accueillants et d’une bonne humeur inébranlable. Malgré l’émotion intense liée à l’organisation.

En savoir plus sur l’association et ses activités https://assodunlivrealautre.wordpress.com

(c) Photo Les Etoiles Noires

vendredi 4 mars 2016

LES BOUTS DE BOIS DE DIEU, la vie dans la colonie


UN AUTEUR QUI MARQUE SON TEMPS

D'avril à novembre 1922, la France fait à Marseille, la démonstration de la richesse de sa mission civilisatrice, grâce à l'Exposition coloniale. La deuxième du genre dans la plus ancienne ville du pays des Lumières. Moins de deux mois après cette mise en situation spectaculaire, Ousmane Sembène naît, le 1er janvier 1923 à Ziguinchor, dans la Casamance (Sénégal). 

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mardi 9 février 2016

TOUTANKHAMON, une tragédie impressionnante

Nous avons eu l’occasion de rencontrer l’homme détendu et soigné, lors d’une rencontre dédicace en fin d’année 2015, en France, dans la région parisienne. 

Pour mon exemplaire, ce fut une dédicace qui m’a poussé à me plonger sans patience dans le nouveau livre de Kama Sywor Kamanda, « Toutankhamon » : « Cette tragédie africaine pour alimenter le présent avec la richesse du passé ». Une phrase qui colle parfaitement avec d’autres qui offrent des perspectives nouvelles : « Le retour à l'Egypte dans tous les domaines est la condition nécessaire pour réconcilier les civilisations africaines avec l'histoire, pour pouvoir bâtir un corps des sciences humaines modernes, pour rénover la culture africaine. » p12 Civilisation ou barbarie de Cheikh Anta Diop, Présence Africaine, Paris 1981.

C’est donc ouvert à de nouvelles perspectives que j’attaque le prologue de cette mise en scène de l’histoire de Toutankhamon. Un prologue qui donne tout de suite les billes pour entrer avec aisance dans la pièce de théâtre en cinq actes sur 337 pages.

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samedi 2 janvier 2016

IL NOUS FAIT CONFIANCE


L'auteur (l'air sérieux mais détendu ) : Je m'appelle Wakeu Fogaing. Je suis comédien, metteur en scène et auteur. J'écris depuis 1987. J'ai commencé par la poésie et finalement je me suis senti à l'aise au théâtre plus que partout ailleurs. En 1993, je crée la compagnie Feugham à Bafoussam (Cameroun) pour donner à voir du théâtre professionnel. Vingt et deux ans après, la ville n'a toujours pas d'autres compagnies. J'ouvre les veines du temps avec le spectacle pour que l'ennuie ne prend pas corps en ceux qui pensent qu'on a le droit de dire.

Wakeu Fogaing, « Le revers de la haine », théâtre, 27 janvier 2016, 86 pages, 8 € - www.tehameditions.com/9791090147171

(c) Photo Prosper Mekem (Perez)

lundi 21 décembre 2015

KAMTIOU, le nouveau Kemty de Biyong Djehuty


Il s'agit du dernier Kemty sortie chez Djehuty Graphics le 17 décembre 2015. Nous avons eu l'occasion de rencontrer l'auteur lors du Marché de Noel Africain qui s'est tenu le samedi 19 décembre 2015 dans le 13e arrondissement de Paris (France). Une opportunité de se rendre compte de la joie et la bonne humeur avec laquelle il parle de ses différentes créations. Celui que nous allons lire venant en sixième position après : Chaka, L'enfant d'un roi; Maafa; Isis et Osiris; Soundjata, La bataille de Kirina; Kama, Il était une fois en Afrique.

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lundi 14 décembre 2015

UN CHOIX PAR HASARD POUR UNE PROSE AGRÉABLE

UN CHOIX PAR HASARD
La foire du livre de Dakar est une belle occasion de rencontres et de découvertes. Pour nous, c'est sur le stand des éditions Nara que la découverte a eu lieu. A la suite d'un bref échange avec l'éditrice de la jeune maison d'édition, un livre avec une couverture marquée par une contradiction saisissante a accroché mon attention. Un titre guerrier qui se pose sur le haut d'une illustration mettant en scène un homme et une femme debout, s'échangeant des regards affectueux dans un long couloir semblable à ceux que l'on retrouve dans les centres pénitenciers. La quatrième de couverture nous fournit des éléments supplémentaires sur la prose de Youssou Diop. Elle nous dit qu'il y a Abib Sylla qui a choisi un métier lui permettant de « veiller et participer au respect scrupuleux de la justice ». Elle nous dit également qu'il y a Maty Ndiaye qui est une « surveillante de l'administration pénitentiaire ». Elle nous dit enfin que Maty et Abib se rencontrent de « façon fortuite » sur le lieu de travail d'Abib. La couleur est annoncée... 

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mardi 17 novembre 2015

FOIRE DU LIVRE DE DAKAR 2015, c'est terminé ! vive la suite !

À l'occasion de la 15e foire du livre de Dakar du 11 au 16 novembre 2015, vous avez été nombreux à nous rendre visite et à participer à nos rencontres : sortie de notre dernier livre « La souris qui vole » ; présentation de nos cahiers de dessin « Medou » ; présentation en présence de deux lauréats, du concours d'écriture « J'écris, je dis » et dédicaces de Mamadou Samb, Seydi Sow et Babakar Mbaye Ndaak. 

Des sceptiques allant à la découverte, aux convaincus déroutant, en passant par les indécis, nous nous étions promis d'offrir le meilleur accueil à chacun d'entre vous. Nous espérons l'avoir fait. 

Après ces six jours ensemble, c'est un grand boulevard qui s'ouvre devant nous. Nous vous invitons à faire le chemin ensemble. Suivez nos activités et nos publications. Procurez-vous nos livres. Lisez-les et partagez votre expérience de lectrices avec nous.

Savoir où trouver nos livres...

mercredi 21 octobre 2015

BABAKAR MBAYE NDAAK, il nous rejoint

Il est artiste conteur, enseignant et Président de l'association LEEBOON CI LEER, des conteurs du Sénégal.
Babakar Mbaye Ndaak « est issu de l'oralité du Kajoor. Il est un fils et petit-fils de griots de la noblesse traditionnelle. Mais il est aussi un descendant de l'empereur du Jolof Njaajaan Njaay par son père Samba Yaasin ! »

Nous l'avions vu à l'oeuvre à l'occasion de la Foire du livre de Dakar 2013. Captivant, face à des jeunes attentifs à ses contes et récits. Il nous a fait confiance et nous rejoint avec le recueil « la souris qui vole » à paraître en novembre 2015.

mercredi 14 octobre 2015

ANDRÉYA OUAMBA, il a une forme olympique

Wakeu Fogaing

Hier, le 13 octobre 2015, nous avons eu l’occasion pour la représentation générale de se mettre sous la dent sa nouvelle performance énergique. Andréya Ouamba prends l'Afrique d'un bout à l'autre, autant par la variété de son casting que par la diversité des genres conçus et mis en espace : danse, musique, interprétation théâtrale.

« J'ai arrêté de croire au futur... » une création 2015, met à nu la maîtrise du chorégraphe congolais vivant au Sénégal. Il embrasse avec acuité l'actualité socio-politique d'une part importante de l'Afrique actuelle. Il y a un président à vie, père fondateur de la nation, instaurateur de la démocratie avancée et face à lui, un peuple d'une vitalité qui contraste avec l'oppression qui règne. Un peuple qui à bout de souffle, entre dans une mutation physique et mentale...

Avec
Danseurs : Clarisse Sagna, Fanny Mabondzo, Aicha Kaboré, Marcel Gbeffa, Jean-Robert Koudogbo
Comédien et auteur : Wakeu Fogaing
Compositeur et musicien : Aymeric Avice
Scénographie : Jean-Christophe Lanquetin
Assistant scénographe : Ikhyeon Park
Création lumières : Cyril Givort
Costumes : Hélène Meyssirel

Spectacle à voir du 14 au 18 octobre 2015
Théâtre de La Ville, Les Abesses, 31 rue des abbesses Paris 18

dimanche 4 octobre 2015

« J'ECRIS, JE DIS » la Solidarité, partage, échanges et fin

Certains sont venus de Paris, de Lyon, d'autres à Dakar ont été représentés par des proches.

Pendant que les textes lus par Emon-Meye Mullenda nourrissaient les esprits, le son sorti du ganzaval d'Emilio Bissaya adoucissait les coeurs. Le jus de gingembre, de bissap et les pastels de poisson prposés par Le Petit Dakar, eux, réjouissaient les corps.

L'après-midi du 3 octobre 2015, le jour de la rencontre de clôture de « J'écris, je dis » fut agréable. Les participants présents ont pu témoigner de leur expérience. Le jury a pu mettre les visages sur les textes. Ainsi, nous avons su que le texte ayant reçu le premier prix, celui de Jude Joseph intitulé « Vieux bossu (Dos montagne) » était inspiré par une histoire de l'enfance de l'auteur en Haïti. Le jury nous a également édifié sur les critères d'appréciations, qui offraient de manière équitable la possibilité à chaque participant d'être dans la liste de sélection, voir d'être parmi les primés.

Pour finir, les participants ont reçu leur diplôme, un exemplaire du recueil et pour les primés leur prime respective.

Les textes primés :

1er prix
Vieux bossu (Dos Montagne)
Jude Joseph, Paris (France)

2e prix
Ossuaire
Ange Dieudonné Tiangbo, Abidjan (Côte d'Ivoire)

3e prix
Le silence du pilon
Idrissa Sow Gorkoodio, Dakar(Sénégal)

Le recueil : J'écris, je dis, Solidarité, Teham Editions 2015, 64 pages, 10 €

vendredi 25 septembre 2015

J'ÉCRIS, JE DIS : Elle publie un texte à 18 ans


Maylis Plaa, 18 ans, a vu l’une des nouvelles qu’elle a écrites sélectionnée pour une publication dans un recueil qui sort ce 23 septembre.

« Il y en a qui dessinent. Moi, je n’ai jamais su le faire. » À la place, Maylis Plaa écrit. À 18 ans, la jeune femme dit avoir l’impression de coucher ses idées sur papier depuis toujours. « J’ai retrouvé des cahiers de CE2 où j’écrivais déjà des histoires. »

L’envie de vivre de l’écrit

Exilée à Lyon pour ses études en sciences du langage, Maylis a grandi à Charolles et fait toute sa scolarité à Paray.

La jeune femme se dirige vers une carrière de traductrice en langue des signes. « Bien sûr, mon rêve serait de vivre de l’écriture. Si ça marche, tant mieux, mais sinon, il vaut mieux avoir une sortie de secours. »

Dans ses écrits, Maylis aime à s’interroger sur les sentiments. « J’ai une fascination étrange pour les émotions », avoue l’auteure en souriant. C’est encore une fois le thème qu’elle a choisi pour sa nouvelle Qu’est-ce-qui vous anime au fond ? (lire ci-dessous). Un texte qui lui a permis d’être sélectionnée dans le cadre du concours “J’écris, je dis Solidarité”, organisé par les éditions Teham.

Reçue à Paris en octobre

Avec 11 autres textes, la nouvelle de Maylis sera publiée dans un recueil qui paraît dès ce mercredi. « J’avais tenté d’autres concours avant mais ça n’avait pas payé. Là, c’est un aboutissement. Pour moi, c’est génial.»

Une cérémonie se tiendra à Paris, samedi 3 octobre, durant laquelle trois textes seront primés parmi les 12 sélectionnés. « C’est plus excitant que stressant. J’ai hâte d’y être et de savoir si je fais partie des auteurs primés. Mais même si ce n’est pas le cas, je suis heureuse de pouvoir être publiée. »

Qu’est-ce-qui vous anime au fond ?

Le texte présenté par Maylis au concours a été écrit aux environs du mois de mars 2014. « J’étais à Lyon depuis peu, et ce qui m’a frappé, là-bas, c’est que les gens ne sourient pas, ne se regardent pas. J’avais envie de leur demander : “Mais pourquoi faites-vous cette tête ?”. »
Marquée par ce constat, la jeune femme écrit un texte court, d’environ une page, proche de l’essai. Elle l’a envoyé comme participation au concours début juillet et a connu le résultat de sélections au début du mois de septembre.
« J’ai trouvé que ce texte allait bien avec la thématique du concours, la solidarité. Parce que si au lieu de faire la tête, vous souriez à quelqu’un dans le métro, on ne sait jamais, ça peut lui faire du bien. Et ça ne coûte rien. »

Texte de Ludovic Le Gorre paru dans Le journal de Saône-et-Loire (France) du mercredi 23 septembre 2015.

Où le trouver ?
Le recueil J‘écris, je dis solidarité peut être commandé en librairie ou sur le site www.tehameditions.com

À lire
Certains textes de Maylis peuvent être lus sur le web : dreamerfang.skyrock.com

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